Les investissements internationaux en Tunisie ont atteint 838,6 millions de dinars à fin mars 2026. Il s’agit d’une hausse de 18,6% par rapport au premier trimestre 2025, selon les chiffres publiés par la Fipa Tunisia.
Derrière cette progression, un déséquilibre sectoriel continue toutefois de marquer le paysage des investissements étrangers : l’agriculture demeure le secteur le moins attractif du pays. En détail, les industries manufacturières ont capté 68,5% des investissements internationaux enregistrés au premier trimestre 2026. Le secteur de l’énergie suit avec 22,1%, puis les services avec 8,5%. L’agriculture, elle, ne représente que 0,9% des flux d’investissements.
Ce chiffre illustre l’écart grandissant entre un secteur agricole confronté à plusieurs défis structurels — stress hydrique, faiblesse de la productivité, fragmentation des exploitations et difficultés de financement — et des secteurs industriels ou énergétiques jugés plus rentables par les investisseurs internationaux. Autre signal relevé par la Fipa : les investissements de portefeuille ont triplé sur un an pour atteindre 14,2 millions de dinars, traduisant un regain d’intérêt des investisseurs pour le marché tunisien. En devises, les investissements directs étrangers ont atteint 244,7 millions d’euros et 263,7 millions de dollars au cours des trois premiers mois de 2026. Ces résultats confirment l’attractivité croissante de la Tunisie auprès des investisseurs étrangers, notamment dans les activités à forte valeur ajoutée. Mais ils mettent également en lumière la faible capacité du secteur agricole à attirer les capitaux internationaux, malgré son poids stratégique dans l’économie tunisienne.








