
À peine le forum “Biashara Afrika 2026” terminé, le Togo passe à l’action. Le gouvernement togolais a annoncé la suppression du visa d’entrée pour tous les citoyens africains munis d’un passeport valide. Une décision qui marque un tournant dans la politique d’ouverture du pays.
L’annonce a été faite le lundi 18 mai 2026 par le ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Batossie Madjoulba. Désormais, les voyageurs africains pourront entrer au Togo sans visa pour des séjours allant jusqu’à trente jours.
Cette mesure arrive dans la continuité des échanges menés lors du forum “Biashara Afrika 2026”, organisé à Lomé du 18 au 20 mai. Les échanges de cette rencontre consacrée à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) autour du thème central: “Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf”. Pendant plusieurs jours, responsables politiques, entrepreneurs et acteurs économiques africains ont discuté des obstacles qui freinent encore le commerce intra-africain. Parmi les principaux défis évoqués: les difficultés de circulation entre les pays du continent.
En levant cette barrière administrative, le Togo veut faciliter les déplacements des investisseurs, hommes d’affaires, touristes et porteurs de projets africains. Le pays cherche ainsi à renforcer son attractivité économique et son rôle stratégique en Afrique de l’Ouest.
Cette orientation s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, S.E.M. Faure Essozimna Gnassingbé, qui mise sur l’intégration régionale et le développement des échanges africains.
Toutefois, cette exemption ne signifie pas une entrée totalement libre. Les voyageurs doivent obligatoirement remplir une déclaration de voyage en ligne avant leur départ, via la plateforme officielle https://voyage.gouv.tg. Une fois cette étape effectuée, un bordereau de voyage est délivré. Ce document devra être présenté aux points d’entrée du territoire, qu’ils soient terrestres, aériens ou maritimes.
Dans ce cadre, le Togo rejoint les pays africains qui accélèrent l’application des principes de la ZLECAf, à l’image du Rwanda. Tout en ouvrant davantage ses frontières, les autorités rappellent que les exigences de sécurité nationale et de santé publique restent pleinement en vigueur.
À suivre…








