Le Département d’État américain a mis à jour sa cartographie mondiale des avertissements de voyage. Depuis des années, les voyageurs américains consultent la carte du Département d’État un peu comme on regarde la météo avant de boucler sa valise. Sauf qu’en ce printemps 2026, l’exercice n’a plus rien d’anodin. Washington a durci le ton en février, renouvelant une alerte mondiale et demandant à ses ressortissants à l’étranger de rester sur leurs gardes face à une montée des tensions, des fermetures d’espaces aériens et un risque de violence qui touche désormais presque toutes les régions du globe.
Le contexte, lui, est connu de tous. Depuis les frappes coordonnées menées par les États-Unis et Israël contre des sites stratégiques iraniens fin février, la région du Moyen-Orient est entrée dans une zone de turbulences que personne ne sait vraiment dater.
Un système à quatre niveaux
Pour s’y retrouver, le Département d’État utilise une grille simple en quatre niveaux, du niveau 1 (“précautions normales”) jusqu’au niveau 4 (“ne pas voyager”), avec les paliers intermédiaires 2 (“redoubler de prudence”) et 3 (“reconsidérer le voyage”). Rien n’est figé dans ce classement. Chaque pays est réévalué régulièrement selon une combinaison de critères: criminalité, terrorisme, instabilité politique, accès aux soins, catastrophes naturelles potentielles, et actualité récente.
En 2026, plusieurs pays ont grimpé d’un cran dans l’échelle du danger. C’est notamment le cas en péninsule arabique, où l’Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar sont passés du niveau 2 au niveau 3. Une reclassification qui aurait fait sourciller il y a encore deux ans, tant ces destinations étaient perçues comme stables et accessibles aux touristes occidentaux.
Au sommet de l’échelle des risques, le niveau 4, rien de bien nouveau en revanche. L’Iran, l’Irak, la Syrie et le Yémen restent dans la catégorie “ne pas voyager”, conflits actifs, milices armées, infrastructures militaires omniprésentes. Autant de raisons qui n’ont, hélas, pas disparu.
Côté Afrique, le bilan est tout aussi préoccupant. Huit pays du continent se retrouvent sous les avertissements les plus sévères de Washington: le Burkina Faso, la République centrafricaine, la Libye, le Mali, le Niger, la Somalie, le Soudan du Sud et le Soudan. Dans le Sahel particulièrement, les insurrections djihadistes se sont étendues, les routes sont régulièrement coupées par des embuscades, et les enlèvements de ressortissants étrangers ne sont plus des événements exceptionnels.
Ces pays sont classés niveau 4, ce qui implique que les voyages y sont fortement déconseillés.
L’Europe n’est pas en reste
À l’est, la situation reste critique. Ukraine, Russie et Biélorussie sont classées niveau 4, pour des raisons de guerre, détentions arbitraires et instabilité.
En Europe de l’Ouest, des pays comme la France, l’Allemagne, l’Espagne ou le Royaume-Uni sont au niveau 2.
Mais ce classement n’est pas alarmant! Il ne remet pas en cause les séjours à Paris, Barcelone ou Amsterdam… Il s’agit surtout d’un rappel que voyager informé reste la meilleure assurance, même dans les régions les plus stables.
| Pays | Niveau |
|---|---|
| Afghanistan | 4 |
| Myanmar/Birmanie | 4 |
| Corée du Nord | 4 |
| Pakistan | 3 |
| Haïti | 4 |
| Venezuela | 3 |
| Mexique | 2 à 4 |
| Colombie | 3 |
| Équateur | 2 |









