L’action Tesla a chuté de 5,9 % vendredi 4 septembre, au lendemain du lancement du Cybercab à Austin, au Texas. Les investisseurs attendaient davantage de précisions sur le nouveau robotaxi, notamment sur son prix, ses capacités, son calendrier de production et le rythme de déploiement du futur service autonome.
Le lancement s’est déroulé lors d’un événement privé, sans retransmission en direct. Tesla a fourni peu d’informations sur les aspects industriels et financiers du projet. Le constructeur a simplement indiqué que les premiers Cybercabs étaient désormais accessibles au public dans une zone limitée d’Austin.
Le véhicule occupe pourtant une place centrale dans la stratégie d’Elon Musk. Contrairement aux voitures traditionnelles, le Cybercab est conçu sans volant ni pédales et doit fonctionner de manière entièrement autonome. Tesla compte ainsi s’appuyer sur la conduite autonome et l’intelligence artificielle pour développer une nouvelle activité de transport.
Des incertitudes autour du déploiement
Le projet doit toutefois encore surmonter plusieurs obstacles. Aux États-Unis, les autorités examinent notamment les conditions dans lesquelles Tesla a obtenu les autorisations nécessaires pour son véhicule. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) s’intéresse en particulier à la conception du Cybercab, qui ne reprend pas certains équipements habituellement présents sur les voitures classiques.
Les premiers chiffres montrent également que le déploiement reste limité. Selon des estimations citées par des analystes, environ 45 Cybercabs étaient enregistrés au Texas au moment du lancement.
Tesla doit maintenant démontrer qu’elle peut passer rapidement d’une expérimentation limitée à un véritable service commercial. Pour les investisseurs, l’enjeu dépasse donc le seul Cybercab. Il s’agit surtout de savoir si Tesla pourra transformer ses investissements dans l’IA et la conduite autonome en une activité capable de générer des revenus importants.









