
La Tunisie veut mesurer les résultats de son intégration à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le plus grand espace de libre-échange au monde. Le ministère du Commerce a présenté, mardi, une étude d’évaluation destinée à identifier les avancées réalisées, les obstacles persistants et les secteurs les mieux placés pour profiter du marché africain.
Présidant un atelier consacré à cette étude, le ministre Samir Abid a indiqué que cette démarche s’inscrit dans la stratégie nationale de renforcement des partenariats économiques avec les pays africains. L’objectif est d’adapter les politiques publiques aux besoins des entreprises et d’améliorer leur accès aux marchés du continent.
L’étude intervient alors que plusieurs analyses soulignent le potentiel de la Tunisie dans le cadre de la Zlecaf. Selon la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), les principales opportunités concernent l’agroalimentaire, les composants automobiles, les industries électriques et électroniques, le textile-habillement, les produits pharmaceutiques et les services numériques. L’organisation estime qu’une mise en œuvre complète de la Zlecaf pourrait faire progresser de 91% les exportations tunisiennes vers le reste de l’Afrique d’ici à 2035.
Pour concrétiser ce potentiel, plusieurs défis restent à relever, comme par exemple: réduire les coûts logistiques, améliorer le financement des exportations, faciliter les paiements intra-africains et renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur des marchés encore peu exploités.
Avec cette évaluation, le ministère cherche à identifier les ajustements nécessaires afin de transformer les opportunités offertes par la Zlecaf en gains commerciaux concrets pour les entreprises tunisiennes.









