La Guinée accélère le développement d’une filière de valorisation énergétique des déchets. Après plusieurs discussions avec des investisseurs étrangers, la Chine a annoncé son intention d’accompagner le pays dans la production d’électricité à partir des déchets urbains, un projet qui répond à la fois aux défis énergétiques et environnementaux du pays.
L’annonce a été faite le 7 juillet à Conakry par Wang Hui, conseiller économique et commercial de l’ambassade de Chine. Pékin souhaite transférer des technologies de valorisation des déchets afin de soutenir la production d’électricité, dans la continuité de la récente visite du Premier ministre Bah Oury en Chine.
Cette initiative s’ajoute à plusieurs projets déjà à l’étude. En juin, les autorités guinéennes ont échangé avec l’entreprise américaine Landaira Inc. sur des solutions permettant de produire de l’électricité verte, des biocarburants et des engrais organiques à partir des déchets. Quelques mois plus tôt, SATAREM Company USA Inc. avait présenté un projet de 250 millions de dollars visant à construire des installations capables de générer 30 MW d’électricité grâce aux déchets ménagers et aux boues d’assainissement.
Pour la Guinée, l’enjeu est stratégique : améliorer la gestion des déchets, renforcer l’accès à l’électricité et attirer davantage d’investissements privés. Le gouvernement ambitionne de porter le taux d’accès à l’électricité de 53 % à 100 % d’ici 2030 et de mobiliser 7,6 milliards de dollars d’investissements dans le secteur de l’énergie. La valorisation des déchets pourrait ainsi devenir un nouveau pilier de cette stratégie, aux côtés de l’hydroélectricité et du solaire.









