Le marché mondial des smartphones traverse son pire deuxième trimestre depuis 2013 ! D’après un premier bilan du cabinet Counterpoint Research, repris Reuters, les livraisons ont plongé de 11% entre avril et juin 2026. En cause, la flambée des prix des puces mémoire, dont une large part de la production sert désormais à alimenter les infrastructures liées à l’intelligence artificielle, centres de données en tête.
Le portefeuille des consommateurs, premier touché
Pour absorber la hausse des coûts de fabrication, les constructeurs ont dû trancher : augmenter les prix ou tailler dans les volumes, un choix qui frappe surtout le bas et le milieu de leurs catalogues. Résultat, ce sont les acheteurs les plus sensibles au prix qui encaissent le coup, dans des marchés où le cycle de renouvellement des téléphones s’allongeait déjà.
Apple tire son épingle du jeu, Samsung reprend la tête
Seul acteur à afficher une croissance, Apple voit ses livraisons grimper de 3 % sur un an, un score qui doit beaucoup à l’engouement pour ses meilleures gammes. Le groupe américain décroche ainsi une part de marché mondiale inédite, 20%. Samsung redevient numéro un mondial et capte près d’un quart du marché.
Une pénurie qui pourrait durer jusqu’en 2027
Pour les analystes, rien n’indique un retour à la normale à court terme. La tension sur les composants mémoire pourrait se poursuivre jusqu’en 2027, forçant les fabricants à jongler entre hausses tarifaires, gammes resserrées et repositionnement vers le haut de gamme, seul segment où la demande semble tenir bon.









