Les demandes d’acompte sur salaire progressent nettement en France, alors que de plus en plus de salariés cherchent à disposer d’une partie de leur rémunération avant la fin du mois. Les données de deux plateformes spécialisées montrent une hausse particulièrement marquée sur un an, donnant un nouvel indicateur de la pression qui pèse sur les budgets des ménages.
Chez Stairwage, les demandes d’acompte ont augmenté de 10 % entre septembre 2025 et septembre 2026, tandis que les montants demandés ont progressé de 15%. La plateforme, créée en 2020, est utilisée par environ 200 000 salariés dans 400 entreprises. Chaque mois, 12 % des salariés qui y ont accès effectuent au moins une demande, pour un montant moyen correspondant à 18 % de leur salaire. La tendance est encore plus marquée chez Rosaly. La startup, qui travaille avec 450 entreprises représentant également quelque 200 000 salariés, fait état d’une hausse de 30 % des demandes en un an. Elle observe également que les salariés ont tendance à recourir plus souvent à ce dispositif.
L’acompte permet à un salarié de percevoir une partie du salaire correspondant au travail déjà effectué avant la date habituelle de versement. En France, un salarié mensualisé peut demander un acompte au cours de la deuxième quinzaine du mois, pour un montant correspondant au maximum à la moitié de son salaire mensuel. L’employeur ne peut pas refuser une première demande dans le mois. Une deuxième demande au cours du même mois peut en revanche être refusée.
Pour les entreprises, la montée de ces demandes représente aussi un sujet de gestion. Les solutions numériques spécialisées cherchent notamment à automatiser le traitement des demandes, les versements et leur intégration dans les processus de paie. Stairwage indique ainsi couvrir aujourd’hui plus de 200 000 salariés.
Ces chiffres ne constituent pas une mesure nationale de l’ensemble des salariés français. Ils montrent néanmoins une évolution observée sur des populations importantes utilisant ces services : l’acompte sur salaire semble devenir un outil de gestion financière plus fréquent, notamment pour faire face aux dépenses courantes ou aux imprévus.









