Le Qatar renforce son dispositif pour attirer les startups technologiques étrangères. À travers le Startup Qatar Investment Program, le pays propose jusqu’à 5,5 millions de dollars aux startups déjà établies qui souhaitent développer leurs activités sur son marché. Pour les entreprises en phase de lancement, le financement peut atteindre 1,1 million de dollars.
Le programme, porté par le Qatar Development Bank (QDB), distingue ainsi deux profils. Le volet START s’adresse aux entrepreneurs disposant notamment d’un Proof of Concept (PoC) ou d’un Minimum Viable Product (MVP) et souhaitant lancer leur activité au Qatar. Le volet GROW cible, de son côté, les startups déjà établies qui cherchent à étendre leurs opérations dans le pays.
Le financement n’est pas versé en une seule fois. Les montants sont débloqués par tranches, selon des étapes et des objectifs définis entre le programme et la startup. Pour le volet GROW, les entreprises doivent notamment disposer d’au moins trois années d’activité, d’une équipe de direction qualifiée, d’une situation financière jugée solide et de perspectives de croissance. Le financement n’est qu’une partie de l’offre. Les startups retenues peuvent bénéficier d’exemptions sur certains frais d’enregistrement et de renouvellement des licences, ainsi que de solutions liées aux visas de travail et d’entrepreneur. Le dispositif prévoit également des espaces de coworking subventionnés, un appui au recrutement et aux stages, ainsi qu’un accès à des aides à l’innovation et à la R&D.
Le Qatar veut également agir sur l’accès au marché. Les startups peuvent bénéficier d’opportunités pour faire adopter leurs solutions technologiques par des entreprises ou secteurs locaux, mais aussi d’un accompagnement en formation, mentorat et développement des compétences. Des possibilités de présentation lors d’expositions et événements sont également prévues, ainsi qu’un soutien au logement dans le cadre de la relocalisation.
Les secteurs prioritaires couvrent notamment l’IA et le machine learning, la fintech, la cybersécurité, la healthtech, l’agritech, la climate tech, l’energy tech, les logiciels B2B, l’IoT, la robotique, la supply chain et la proptech. La liste reste toutefois ouverte aux startups jugées innovantes et disruptives.


