Les pépites technologiques africaines ont levé plus de 415 millions de dollars en juin, portant le total des financements déclarés pour les six premiers mois de 2026 à 1,208 milliard de dollars, selon les données de Launch Base Africa. L’écosystème des startups du continent franchit ainsi, pour la troisième année consécutive, la barre du milliard de dollars au premier semestre.
C’est le verre à moitié plein. La face plus sombre du tableau révèle toutefois un recul d’environ 17% des financements en glissement annuel. Les capitaux se recentrent désormais sur des entreprises à forte intensité capitalistique et à caractère infrastructurel, tandis que la dette et les instruments de financement mixte gagnent du terrain face aux fonds propres.
Les entreprises actives dans le secteur climatique ont concentré, à elles seules, plus de 385 millions de dollars, soit 93% du montant total déclaré durant le mois de juin. Cette surreprésentation traduit à la fois la lourdeur des besoins en capitaux des modèles d’énergies propres et leur adéquation avec les priorités des bailleurs internationaux et des institutions de financement du développement. Les segments de mobilité électrique, solaire hors réseau, captation de carbone et infrastructures de chaîne du froid ont attiré des investissements significatifs.
Reste à savoir si le chiffre de 1,208 milliard de dollars enregistré au premier semestre sera interprété, en fin d’année, comme le signe d’une reprise durable. Une large part de la réponse dépendra de la dynamique du second semestre. Plusieurs tours de table d’envergure sont encore dans les tuyaux et pourraient être bouclés d’ici décembre. Par ailleurs, le marché de la dette, porté par des instruments innovants et une meilleure intégration des institutions financières locales, pourrait connaître une croissance plus rapide que celui des fonds propres.








