
Dans une salle feutrée du siège des Nations unies à New York, où se décident rarement des équilibres juridiques aussi sensibles sans négociations prolongées, un vote s’est clos dès le premier tour. Le professeur Slim Laghmani a été élu juge au Tribunal international du droit de la mer, pour la période 2026-2035. Et ce, à l’occasion de la 36e réunion des États parties à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
“Ce résultat constitue un succès diplomatique notable pour la Tunisie et coïncide avec le 70e anniversaire du ministère des Affaires étrangères”, précise le MAE. Il traduit, selon des sources diplomatiques, la reconnaissance de l’expertise juridique tunisienne et réaffirme l’engagement du pays en faveur du droit international, du règlement pacifique des différends et d’une meilleure représentation africaine et arabe au sein des juridictions internationales, lit-on dans le communiqué.
Le Tribunal international du droit de la mer (TIDM), basé à Hambourg, est l’une des pierres angulaires du système juridique créé par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Il est composé de 21 juges élus pour 9 ans par les États parties. Sa mission couvre des contentieux stratégiques allant des frontières maritimes à la pêche, en passant par les détentions de navires, la protection du milieu marin et les différends liés à l’exploitation des fonds océaniques. Il dispose également de procédures rapides, notamment les demandes de libération immédiate de navires et d’équipages, ce qui en fait une juridiction à la fois technique et opérationnelle dans le droit international contemporain.









