Sur le plan géographique, les investissements restent fortement concentrés. Les Émirats arabes unis dominent largement le marché avec 625,8 millions de dollars répartis sur 46 transactions, confirmant leur position de hub régional incontournable. L’Arabie saoudite arrive en deuxième position avec 156,7 millions de dollars levés par 57 startups, suivie de l’Égypte qui enregistre 86 millions de dollars à travers 12 deals. Les autres marchés affichent des volumes plus limités, à l’image du Maroc avec 22,6 millions de dollars sur six opérations, soutenu notamment par une levée importante dans la tech, et de Bahreïn avec 22 millions de dollars sur deux transactions.
Du côté des secteurs, la fintech reste en tête et capte 46 % des financements totaux, confirmant l’attrait durable pour les solutions financières numériques. Elle est suivie par la proptech, qui totalise 228,6 millions de dollars sur 12 deals, puis par la foodtech avec 60 millions de dollars répartis sur trois opérations. Le rapport met aussi en évidence une distinction nette entre modèles économiques : les startups B2B concentrent 74 transactions pour 199 millions de dollars, tandis que les startups B2C attirent la majorité des capitaux avec 564,6 millions de dollars sur 43 deals, traduisant une préférence des investisseurs pour les modèles orientés croissance rapide et monétisation directe.
Par ailleurs, l’écosystème reste dominé par les financements en phase précoce. Les startups early-stage représentent 110 opérations pour un total de 233 millions de dollars, contre seulement 7 levées late-stage totalisant 113 millions de dollars, ce qui confirme une approche prudente vis-à-vis des entreprises plus matures. Le rapport souligne également un déséquilibre important en matière de genre : seules cinq startups fondées par des femmes ont levé des fonds, pour un montant global de 500 000 dollars, tandis que les fondateurs masculins concentrent environ 98 % des financements, soit 924 millions de dollars.
Enfin, les perspectives pour le deuxième trimestre 2026 restent incertaines. La persistance des tensions géopolitiques devrait continuer à peser sur la confiance des investisseurs, en particulier dans les secteurs sensibles aux échanges internationaux comme la logistique, le e-commerce ou le tourisme. Dans ce contexte, le marché semble s’orienter vers une phase d’attentisme, avec un ralentissement probable des investissements dans l’attente d’une stabilisation plus claire de l’environnement économique et politique régional.