Agriculture, transport, restauration… La France ouvre grand les portes à la main-d’œuvre tunisienne. Un programme européen, des milliers de contrats et une promesse de retour. Voici tout ce qu’il faut savoir.
C’est une annonce qui ne passera pas inaperçue dans un pays où le chômage des jeunes dépasse 40%. Près de 2 500 travailleurs tunisiens devraient rejoindre la France d’ici 2029, dans le cadre de la deuxième phase du programme THAMM+. L’information a été confirmée par Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), dans un entretien accordé à Tunis-Afrique Presse.
Cinq secteurs
Les secteurs ciblés correspondent précisément aux tensions du marché du travail français: agriculture, industrie, transport, aide à la personne et restauration. Des domaines où la pénurie de main-d’œuvre est documentée, et où les candidats tunisiens pourraient rapidement trouver leur place.
Il convient de noter que THAMM+ est financé par l’Union européenne. Le programme THAMM+ n’est pas piloté par une seule organisation : en Tunisie, sa mise en œuvre repose sur une coordination entre quatre agences, à savoir l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), l’Organisation internationale du travail (OIT), la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). La Tunisie n’est pas seule dans ce programme, le Maroc et l’Égypte en font également partie. L’objectif est donc d’organiser une migration légale, encadrée, et mutuellement bénéfique.
La première phase (2022-2025) a donné des résultats concrets: 500 contrats de travail signés en France, et plus de 1 000 personnes formées. Pour la phase 2, les ambitions sont revues à la hausse: plus de bénéficiaires, de nouveaux secteurs, et des procédures simplifiées grâce à la digitalisation.
Bref, la Tunisie reste l’un des principaux partenaires migratoires de la France. En 2025, 116 000 visas ont été délivrés et 20 000 titres de séjour accordés à des Tunisiens.


