En 2026, la prospérité en Afrique reste très contrastée. Selon le HelloSafe Prosperity Index 2026, les Seychelles arrivent en tête du classement africain, suivies par Maurice et l’Algérie. La Tunisie, elle, se classe 7e sur 10.
Le rapport ne se limite pas à la richesse économique. Il prend en compte cinq critères : le revenu par habitant, le PIB en parité de pouvoir d’achat, le développement humain, la répartition des revenus et le niveau de pauvreté. L’objectif est de mesurer non seulement la richesse créée, mais aussi la manière dont elle est partagée. En fait, les Seychelles s’imposent largement en première position avec un score de 98,09. Le pays bénéficie d’un niveau de vie très élevé, porté par un PIB par habitant de plus de 42 000 dollars et un indice de développement humain parmi les meilleurs du continent. Maurice arrive en deuxième position. L’île combine un revenu élevé et un bon niveau de développement humain, ce qui la place dans le cercle très restreint des pays africains à “très haut développement humain” selon les Nations unies. L’Algérie complète le podium. Sa force principale réside dans une meilleure répartition des revenus entre les ménages, un élément qui compense un niveau de richesse encore inférieur à celui des deux premiers. Plus bas dans le classement, les écarts deviennent plus visibles. Le Gabon, l’Égypte et la Libye se situent dans une zone intermédiaire, tandis que la Tunisie occupe la 7e place avec un score de 45,19. Sa position reflète un équilibre fragile : certains indicateurs sociaux restent corrects, mais la croissance et les écarts de revenus limitent son avancée. Le Botswana et l’Afrique du Sud ferment le classement. Malgré des économies relativement développées, ces deux pays sont fortement impactés par les inégalités. L’Afrique du Sud en particulier affiche l’un des niveaux de concentration des revenus les plus élevés au monde, avec une pauvreté touchant environ la moitié de la population. Ce classement rappelle une réalité importante : en Afrique, la richesse ne suffit pas. Ce qui compte aussi, c’est la manière dont elle est partagée.


