La Tunisie ne figure pas sur la liste noire fiscale de l’Union européenne, qui compte huit pays et territoires depuis sa mise à jour du 9 octobre 2026. Le Conseil de l’UE a retiré le Panama et le Vietnam de ce registre, consacré aux juridictions qui ne respectent pas les normes internationales de bonne gouvernance fiscale ou n’ont pas honoré leurs engagements dans les délais impartis.
Les huit juridictions encore inscrites sont les Samoa américaines, Anguilla, Guam, les Palaos, la Russie, les îles Turks-et-Caïcos, les îles Vierges américaines et le Vanuatu.
La Tunisie figure parmi les juridictions qui coopèrent avec l’Union européenne et n’ont pas d’engagements en cours de mise en œuvre. Elle ne relève donc ni de la liste noire, correspondant à l’annexe I des conclusions du Conseil, ni de la liste grise, inscrite à l’annexe II, qui regroupe les juridictions ayant pris des engagements de réforme encore suivis par les instances européennes.
Pour établir ce classement, le Conseil de l’UE s’appuie sur trois critères : la transparence fiscale, l’équité fiscale et l’application des normes internationales visant à lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert artificiel de bénéfices. L’évaluation porte notamment sur l’échange de renseignements fiscaux et sur les régimes susceptibles de favoriser des pratiques fiscales dommageables.
Les juridictions inscrites sur la liste noire peuvent faire l’objet de mesures défensives, notamment de restrictions concernant certains financements européens. Les États membres peuvent également appliquer des dispositifs fiscaux nationaux aux opérations impliquant ces territoires.
Actualisée deux fois par an, en février et en octobre, la liste évolue en fonction des engagements pris et des réformes réalisées. La dernière révision ramène ainsi à huit le nombre de juridictions inscrites, tandis que la Tunisie conserve son statut de juridiction coopérative.









