Après son lancement sur Android fin août, l’application mobile Khedamet est désormais accessible aux utilisateurs d’iOS. La plateforme rassemble plusieurs services publics, des documents administratifs aux prestations sociales, avec l’ambition de réduire les déplacements et de simplifier les procédures.

Consulter les informations de son véhicule, suivre une demande administrative ou accéder à certains services sociaux depuis son téléphone, c’est le principe de Khedamet, l’application mobile dédiée aux services publics numériques en Tunisie, annonce l’agence TAP. Le ministère des Technologies de la communication a annoncé, dimanche, sa disponibilité sur l’App Store, après un premier déploiement sur Android à la fin du mois d’août. Selon la même source, l’enjeu est de permettre aux citoyens d’effectuer certaines démarches sans avoir à se déplacer systématiquement auprès des administrations concernées. La plateforme rassemble plusieurs prestations dans un même espace numérique, dans le cadre de la stratégie nationale de développement de l’administration électronique.
L’accès aux services repose sur l’identité numérique tunisienne E-Houwiya, présentée comme la porte d’entrée vers cet environnement numérique sécurisé. Les utilisateurs peuvent notamment consulter et actualiser leurs données personnelles, ainsi que suivre l’état d’avancement de leurs demandes.
Les fonctionnalités couvrent plusieurs aspects de la vie quotidienne. Pour les automobilistes, l’application permet de consulter les informations relatives au permis de conduire et à la carte grise, de vérifier la taxe de circulation et les infractions routières, ou encore de prendre rendez-vous pour le contrôle technique. D’autres services concernent l’état civil et les documents administratifs.
Khedamet intègre également certaines prestations relevant de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Des fonctionnalités de paiement électronique permettent, par ailleurs, de régler certaines redevances.
La portée de la plateforme dépendra toutefois de l’étendue des services effectivement accessibles et de leur intégration progressive. La dématérialisation ne consiste pas uniquement à transférer des démarches sur un écran. Elle suppose aussi que les usagers puissent accomplir leurs procédures simplement, sans multiplier les étapes ni revenir aux guichets pour finaliser leurs demandes.
Le ministère des Technologies de la communication prévoit d’enrichir l’application avec de nouvelles fonctionnalités. Cette évolution doit élargir le nombre de services disponibles et renforcer l’accès aux prestations publiques à distance. Reste à voir, selon son déploiement, dans quelle mesure cette centralisation permettra de réduire les délais et les contraintes administratives pour les citoyens.









