Selon les derniers chiffres de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), le paysage industriel tunisien compte désormais 4 519 unités de production employant 527 140 personnes, un bilan arrêté à fin août 2026. Sur ce total, 2 012 entreprises tournent exclusivement vers l’export.
Le textile-habillement reste le premier secteur en nombre d’unités (1 275 entreprises, 28,2 % du total) et en emplois (143 617 postes, 27,2 %). Un autre secteur mérite pourtant l’attention : la filière électrique, électronique et électroménagère ne pèse que 7,4 % des entreprises (336 unités), mais concentre à elle seule près d’un quart des emplois industriels du pays (118 922 postes, 22,6 %), un rendement porté par 237 sociétés tournées vers l’export. Suivent l’agroalimentaire (980 entreprises, 77 565 emplois), la mécanique-métallurgie (561 entreprises) et la chimie (510 entreprises, 56 657 emplois).
La France, premier investisseur étranger
Le pays compte 1 300 entreprises à capitaux étrangers, dont 871 détenues intégralement par des non-résidents. Les investisseurs français occupent le haut du classement avec 552 implantations, loin devant l’Italie (347), l’Allemagne (124) et la Belgique (76) ; c’est dans le textile que se concentre l’essentiel de ces partenariats.
Nabeul et Bizerte, pôles industriels majeurs
Le gouvernorat de Nabeul concentre le plus grand nombre d’unités industrielles (568) et le plus fort volume d’emplois (73 932), devant Sfax (561 entreprises) et Monastir (503). Cas atypique : Bizerte ne compte que 248 entreprises, mais occupe le deuxième rang national en emplois (64 508), un résultat porté par une forte proportion d’unités exportatrices sur son territoire.
Cette cartographie confirme des bassins d’implantation à privilégier ; Nabeul, Bizerte, Monastir, pour les investisseurs cherchant main-d’œuvre qualifiée et écosystème exportateur déjà structuré, notamment dans l’électronique et le textile à forte valeur ajoutée.









