Le cuivre a atteint un nouveau record mardi 8 septembre à Londres. Le cours de référence du métal rouge a dépassé les 14 600 dollars la tonne, porté par les craintes sur l’offre mondiale et par les perspectives de hausse de la demande.
Le marché du cuivre se tend alors que les producteurs rencontrent des difficultés à augmenter rapidement leur production. Au premier semestre 2026, la production mondiale de cuivre extrait des mines a reculé de 1,1 %. Les baisses enregistrées notamment au Chili, en Indonésie et en République démocratique du Congo ont renforcé les inquiétudes sur les approvisionnements futurs.
L’intelligence artificielle soutient la demande
Le cuivre joue un rôle essentiel dans les réseaux électriques et les nouvelles infrastructures. La croissance des véhicules électriques, des énergies renouvelables et des réseaux électriques devrait soutenir la demande dans les prochaines années. Le développement rapide de l’intelligence artificielle renforce également cette tendance. Les centres de données nécessaires au fonctionnement des services d’IA consomment en effet d’importantes quantités d’électricité et nécessitent de grandes infrastructures électriques.
La situation reste toutefois contrastée. Malgré le recul de la production minière, la production mondiale de cuivre raffiné a progressé de 2,4 % au premier semestre 2026. Elle a ainsi dépassé la consommation mondiale et généré un excédent estimé à 131 000 tonnes.
La hausse des prix reflète donc aussi les inquiétudes sur la disponibilité future du métal et la répartition des stocks. Le cuivre a atteint 14 694 dollars la tonne mardi, son plus haut niveau historique.
Les prix pourraient cependant rester volatils dans les prochains mois. Les éventuelles mesures commerciales américaines sur le cuivre raffiné pourraient notamment modifier les flux internationaux et accentuer les tensions sur certains marchés.









