Selon les statistiques d’Africa : The Big Deal, 31 startups africaines ont mobilisé des fonds au mois d’août 2026, pour un montant supérieur ou égal à 100 000 dollars. Au total, les montants levés se sont élevés à 455 millions de dollars. En termes de valeur, c’est une performance par rapport à ce qui a été enregistré sur les douze derniers mois, où la moyenne mensuelle est de 220 millions de dollars. Par contre, avec seulement 31 entités concernées, le niveau d’activité s’est situé nettement en dessous de la moyenne de la même période (43 opérations par mois).
Autre caractéristique des opérations d’août 2026 : la forte concentration. En fait, 84 % des montants sont captés par les cinq transactions les plus importantes. Il s’agit de Moove (250 millions de dollars), Jumia (50 millions de dollars), Yellow Card (40 millions de dollars), Moment (22 millions de dollars) et ValU (21 millions de dollars). Par pays, le Nigeria a accaparé 364 millions de dollars, soit 80 % du total des financements.
Au niveau des sorties, Tamweely a été rachetée par l’égyptien eFinance pour un montant de 95 millions de dollars. Une seconde opération a concerné Chpter, acquise par le kényan Cloud9. Cela porte à 30 le nombre cumulé de sorties depuis le début de l’année 2026.
Le mois d’août modifie partiellement la trajectoire de l’année 2026. Sur les huit premiers mois de l’année, les startups africaines ont collecté 1,920 milliard de dollars, en repli de 9 % en glissement annuel. Les financements en fonds propres ont progressé de 23 % sur un an pour s’établir à 1,350 milliard de dollars.
Au total, 269 entités ont levé au moins 100 000 dollars depuis le début de l’année, contre 332 à la même date en 2025, tandis que le nombre d’investisseurs actifs répertoriés est passé de 368 à 288 (-22 % sur un an).
Les chiffres demeurent en demi-teinte, mais confirment que les bailleurs de fonds regardent, de plus en plus, la profitabilité en premier lieu, beaucoup plus que la croissance.

