Les exportations tunisiennes ont progressé de 9% au premier semestre 2026, mais cette croissance repose essentiellement sur trois secteurs, à savoir, l’énergie, l’agroalimentaire et les industries mécaniques et électriques, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).
Avec une hausse de 49%, le secteur de l’énergie signe la meilleure performance de la période. Cette progression s’explique principalement par l’envolée des exportations de produits raffinés, dont la valeur est passée de 245,6 à 807,9 millions de dinars en un an.
Les industries agroalimentaires arrivent en deuxième position avec une croissance de 25%. L’huile d’olive demeure le principal moteur de cette dynamique, ses exportations ayant généré 3,38 milliards de dinars, contre 2,35 milliards un an auparavant. Ce secteur est également le seul à afficher un excédent commercial, estimé à 971,8 millions de dinars.
Les industries mécaniques et électriques poursuivent leur progression avec une hausse de 9%, confirmant leur poids dans les exportations tunisiennes.
À l’inverse, deux secteurs traditionnels sont en repli. Les exportations des mines, phosphates et dérivés chutent de 19%, soit la plus forte baisse enregistrée au cours du semestre. Le secteur du textile, de l’habillement et du cuir recule également, de 4%.
Ces performances sectorielles se reflètent dans les échanges avec les principaux partenaires commerciaux. Les exportations progressent vers la France (+9%) et l’Italie (+6%), qui demeurent les principaux débouchés de la Tunisie. Elles enregistrent également une forte hausse vers l’Égypte (+105%) et l’Arabie saoudite (+52%). En revanche, elles diminuent vers plusieurs marchés, notamment le Maroc (-26%), l’Algérie (-19%), la Libye (-4%), l’Allemagne (-0,5%) et la Grèce (-27%).
Malgré cette hausse des exportations, le commerce extérieur tunisien reste sous pression. Les importations ont augmenté plus rapidement (+13%), entraînant un creusement du déficit commercial à 12,6 milliards de dinars, contre 9,9 milliards un an auparavant. Le taux de couverture des importations par les exportations s’est ainsi établi à 73%.
Cette évolution montre que la croissance des exportations est portée par un nombre limité de secteurs, alors que la hausse de la facture des importations, notamment énergétiques, continue de peser sur l’équilibre des échanges extérieurs.








