La Tunisie veut attirer davantage d’investissements belges. Le sujet était au cœur de la rencontre, jeudi 20 août, à Tunis, entre le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti et le nouvel ambassadeur de Belgique en Tunisie, Jan De Pauw.
La demande intervient alors que la présence économique belge est déjà bien installée. Selon les statistiques FIPA 2025 citées par l’ambassade de Belgique en Tunisie, 222 investissements belges sont actuellement recensés dans le pays. Ils représentent plus de 19 200 emplois. La Belgique figure ainsi parmi les principaux investisseurs étrangers en Tunisie en nombre d’entreprises, d’emplois créés et d’investissements directs étrangers.
L’enjeu pour Tunis est désormais de faire progresser cette présence. Lors de l’entretien, Mohamed Ali Nafti a appelé à accroître le volume des investissements belges et à renforcer les échanges dans les secteurs d’intérêt commun. Il a également insisté sur l’importance de multiplier les visites bilatérales de haut niveau pour faire émerger de nouveaux projets. Cette coopération ne se limite pas à l’industrie. Les relations entre les deux pays couvrent également le commerce, l’enseignement supérieur, la culture et le tourisme. Chaque année, la Tunisie accueille autour de 100 000 visiteurs belges.
Le prochain enjeu sera aussi de voir dans quels secteurs cette coopération peut se développer. Une mission économique wallonne est notamment annoncée en Tunisie en décembre 2026 avec un intérêt pour des secteurs comme l’eau, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le stockage, les déchets et l’environnement. Cette orientation donne un aperçu des domaines où de nouveaux partenariats pourraient se développer.
La mobilité constitue un autre volet de la discussion. Le ministre tunisien a appelé à renforcer la coopération en matière de mobilité humaine “dans les deux sens”. Derrière cette formule se trouvent notamment les questions liées aux compétences, aux études et aux parcours professionnels entre les deux pays. Selon le communiqué, pour le nouvel ambassadeur belge, l’objectif est désormais d’élargir les domaines de coopération et de faire évoluer les relations bilatérales vers un partenariat qualifié de “stratégique”.
Après plus de 7 décennies de relations diplomatiques, le sujet n’est donc plus seulement de maintenir les liens existants. Pour Tunis, l’enjeu est désormais de convertir une présence belge déjà significative en davantage d’investissements, de projets et d’emplois.









