Selon Africa: The Big Deal, 44 startups africaines ont annoncé des levées de fonds supérieurs à 100 000 dollars au cours du mois de juillet 2026, mobilisant un total de 102 millions de dollars (hors sorties). Cela fait de juillet un mois de faible valeur, mais pas de faible activité. Le nombre d’entreprises concernées est dans la moyenne des 12 derniers mois, contrairement aux montants qui étaient 60 % en dessous de la moyenne de financement de la même période. Il s’agit effectivement du total mensuel le plus bas depuis mars 2025.
Sur les 102 millions de dollars, seulement 25 millions de dollars provenaient de tours de table en fonds propres, la valeur mensuelle la plus basse depuis avril 2019. L’essentiel des financements provient de la dette.
Depuis le début de l’année, les startups africaines ont levé 1,46 milliard de dollars, contre 2 milliards de dollars jusqu’à fin juillet 2025. Le financement en fonds propres a atteint 921 millions de dollars, en baisse de 9 % en glissement annuel. La dette a totalisé 529 millions de dollars, bien en dessous des 941 millions de la même période l’an dernier. Seules 241 entreprises ont levé plus de 100 000 dollars, un chiffre inférieur à celui de janvier-juillet 2025 (302), 2024 (286) et 2023 (300). Au moins 256 investisseurs actifs ont contribué à ces levées en 2026, contre 328 à la même période l’an dernier.
Pour l’instant, l’année 2026 enregistre des performances modestes pour les startups africaines. Les bailleurs de fonds préfèrent accorder des prêts à des entreprises établies, capables de générer des revenus prévisibles pour rembourser, plutôt que de prendre des participations au capital d’entreprises plus jeunes et plus risquées. Les capitaux se concentrent sur les acteurs les plus solides.









