Cuba s’est retrouvée une nouvelle fois plongée dans le noir. Les autorités cubaines ont annoncé une panne d’électricité nationale qui a paralysé l’ensemble de l’île, la sixième coupure généralisée enregistrée ces derniers mois et la troisième depuis le début du mois de juillet. Un nouvel épisode qui met en lumière l’état critique du système énergétique cubain et son impact croissant sur l’économie du pays.
Cette nouvelle panne intervient alors que Cuba traverse une crise économique profonde, marquée par des pénuries de carburant, une inflation élevée et des difficultés d’approvisionnement. Le réseau électrique national, largement dépendant de centrales thermiques vieillissantes fonctionnant au fioul, peine à répondre à la demande. Les autorités expliquent ces coupures par des pannes techniques, un manque de combustible et les limites d’infrastructures qui nécessitent d’importants investissements.
Pour les entreprises cubaines, ces interruptions d’électricité représentent bien plus qu’un simple désagrément. Elles perturbent la production, ralentissent les activités commerciales, affectent les services numériques et compliquent le fonctionnement des petites entreprises privées qui se sont développées ces dernières années. Dans un pays où l’activité économique dépend de plus en plus de la connectivité et des équipements électriques, l’instabilité énergétique devient un frein direct à la croissance.
La situation est également aggravée par les difficultés d’approvisionnement en pétrole. Cuba importe une grande partie de son carburant pour faire fonctionner ses centrales et affirme que les restrictions américaines limitent davantage son accès aux ressources énergétiques. Washington maintient de son côté que ses sanctions visent à faire pression sur le gouvernement cubain.
Face à cette crise, Cuba cherche progressivement à diversifier ses sources d’énergie. Les projets liés aux énergies renouvelables, notamment le solaire, apparaissent comme une piste stratégique pour réduire la dépendance aux importations de carburants. Mais leur déploiement reste encore insuffisant pour compenser les besoins immédiats du pays.
Au-delà de la panne électrique, l’enjeu est devenu économique : sans une énergie stable, Cuba peine à attirer des investissements, soutenir ses entrepreneurs et moderniser son appareil productif. La répétition des blackouts rappelle qu’une infrastructure énergétique fiable est désormais un facteur clé de compétitivité pour les économies, au même titre que les financements ou les compétences.









