En mai 2026, la Tunisie représentait 0,27% de l’usage mondial de Claude, contre 0,23% en avril, selon la dernière édition de l’Anthropic Economic Index. Rapporté à sa population active, le pays affiche un indice d’usage de 1,40 à 40% au-dessus du niveau attendu compte tenu de son poids démographique, et se classe 48e sur 121 pays couverts.
Le trait marquant reste la nature des conversations: plus de la moitié (51,52%) relèvent de l’univers scolaire et universitaire en mai, contre 35,86% liées au travail en avril, tombées à 27,94% en mai. À l’échelle mondiale, c’est l’inverse: le travail y pèse 43,36% des usages, l’éducation plafonnant à 16,45% seulement.
Le développement logiciel recule, l’IA devient plus collaborative
Le développement logiciel, première catégorie tunisienne en avril (25,32%), cède la place à l’éducation en mai (28,16%). Autre évolution notable: la part des usages où l’IA complète le travail humain plutôt que de l’automatiser dépasse désormais 50%, contre 46,64% un mois plus tôt.
Avec un indice de 1,40, la Tunisie devance largement le Maroc (0,90), l’Algérie (0,56) et l’Égypte (0,36), mais reste loin de l’Australie (6,40) ou de la France (3,97).
Cette appropriation précoce par les étudiants tunisiens constitue un vivier de compétences numériques que les entreprises locales pourraient capter plus activement, à condition d’accélérer la transition observée vers des usages professionnels.









