La Tunisie cherche à convertir les intentions d’investissement en projets concrets et à renforcer son positionnement comme plateforme économique ouverte sur l’Afrique. C’est le message qui a dominé l’ouverture de la 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), organisée jeudi 25 juin à Tunis.
Ouvrant les travaux du forum, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté cette rencontre comme une vitrine des réformes économiques engagées par le gouvernement et des opportunités d’investissement offertes dans plusieurs secteurs à forte valeur ajoutée. Il a également souligné que cette édition permettra d’échanger autour des orientations du futur plan de développement 2026-2030, de l’entrepreneuriat, des marchés africains et du rôle de la diaspora tunisienne dans le développement économique.
Le ministre a annoncé le lancement officiel d’une nouvelle plateforme numérique destinée aux investisseurs. Cet outil vise à simplifier les procédures administratives et à faciliter l’accès à l’information. Plusieurs entreprises étrangères devraient également profiter du forum pour dévoiler de nouveaux projets d’investissement en Tunisie. Pour la Banque africaine de développement (BAD), l’enjeu dépasse la simple attraction de capitaux. Malinne Blomberg, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord, a estimé que « les opportunités doivent être transformées en investissements, les intentions de partenariat en projets et les projets en résultats visibles ».
Dans un contexte international marqué par les incertitudes, elle a insisté sur l’importance de la confiance des investisseurs, qui repose selon elle sur la stabilité, la qualité des institutions et la capacité à concrétiser rapidement les projets. Elle a salué la hausse de 30 % des investissements étrangers enregistrée en Tunisie en 2025 ainsi que le classement du pays au quatrième rang africain de l’industrialisation selon l’indice publié cette semaine par la BAD. La responsable a également défendu une vision plus ambitieuse du rôle économique de la Tunisie sur le continent. Selon elle, le pays peut devenir bien plus qu’une porte d’entrée vers l’Afrique. « La Tunisie peut devenir un acteur à part entière de la transformation économique africaine », a-t-elle affirmé, mettant en avant les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).









