Les compétences humaines sont en train de devenir le véritable facteur décisif dans un monde du travail en pleine rupture. C’est autour de cette idée que s’est ouvert, ce mercredi 29 avril, le Job Fair UCG 2026, organisé par le groupe Université Centrale. L’événement réunit plus de 1 350 étudiants et une soixantaine d’entreprises. L’objectif est de comprendre et anticiper les mutations rapides du marché du travail et repenser les compétences de demain.
Selon Houbeb Ajmi, directrice générale du groupe Université Centrale, les mutations actuelles ne sont pas théoriques mais déjà visibles : intelligence artificielle, recomposition géopolitique, évolution des modèles économiques et changement des attentes des nouvelles générations.
«Ce ne sont pas les technologies qui feront la différence, mais les talents» souligne Ajmi. Elle insiste sur la capacité des jeunes à s’adapter, à rester curieux et à créer de la valeur dans un environnement instable. L’université, à travers son écosystème de formation, se positionne ainsi comme un pont entre disciplines et métiers pour répondre à cette complexité croissante.

Une rupture structurelle du marché du travail
Le premier panel a ensuite approfondi ces enjeux. D’emblée, Khaled Abdeljaoued, digital division lead OneTech group, a posé le constat d’un changement de paradigme : le monde du travail n’est plus structuré autour de postes stables mais de trajectoires évolutives. La relation entre entreprise et employé devient plus dynamique, influencée par des cycles de transformation de plus en plus rapides.
Selon lui, même les secteurs traditionnellement considérés comme stables sont désormais touchés par des ruptures profondes. L’accélération technologique et l’intelligence artificielle transforment les métiers, parfois plus vite que les formations elles-mêmes. Dans ce contexte, il devient difficile de projeter des carrières linéaires.
Face à cette instabilité, une compétence ressort comme essentielle : l’adaptabilité. « Elle ne se limite plus à s’ajuster, mais implique d’apprendre, désapprendre et réapprendre en continu » indique Abdeljaoued. Cette agilité cognitive est présentée comme indispensable pour évoluer dans un environnement où les outils, les métiers et les besoins changent rapidement.
Wafa Laamiri, CEO CRIT Tunisia, a ensuite élargi la réflexion en soulignant que la transformation actuelle dépasse la seule dimension technologique. Elle est aussi économique, démographique et organisationnelle. Pour elle, la vitesse du changement est la principale caractéristique de cette nouvelle ère.
Dans cette optique, plusieurs compétences deviennent déterminantes. D’abord, l’adaptabilité, considérée comme une qualité centrale pour tous les acteurs du marché du travail, qu’ils soient étudiants ou entreprises. Ensuite, le jugement contextuel, indispensable dans un environnement où les outils d’intelligence artificielle et les données ne sont pas toujours fiables à 100 %.
Elle a également insisté sur le leadership éthique, dans un monde où les technologies posent de nouvelles questions de responsabilité, ainsi que sur l’intelligence relationnelle, qui reste essentielle malgré la digitalisation croissante des échanges. Au-delà des compétences techniques, les intervenants soulignent que les entreprises accordent désormais une importance croissante aux









