Le ministère de l’Environnement et celui des Finances viennent de franchir un cap important: une ligne de financement dédiée aux projets verts est officiellement ouverte avec une enveloppe de 20 millions de dinars, disponible dès maintenant.
Concrètement, ça donne quoi?
Un prêt avec un taux d’intérêt raisonnable, jusqu’à 10 ans pour rembourser, et surtout — un détail qui change tout — 3 ans avant de commencer à rembourser le capital. Le temps de lancer votre projet, de le voir grandir, de commencer à gagner de l’argent. Puis seulement, vous remboursez.
Le montant maximum? 500 000 dinars par entreprise. De quoi financer sérieusement un projet ambitieux.
Pour qui exactement?
Pour le jeune qui veut se lancer mais n’a pas les reins assez solides pour frapper à la porte d’une banque seul. Pour l’entreprise — petite ou grande, SARL ou société civile — qui veut pivoter vers quelque chose de plus responsable. Pour tous ceux qui ont compris que l’avenir est vert, bleu, ou circulaire.
Les secteurs couverts sont larges: agriculture bio, tourisme écologique, pêche durable, protection des côtes, recyclage, valorisation des déchets, énergies renouvelables, réutilisation des eaux usées… Si votre projet touche à la nature, aux ressources ou à l’environnement, il y a de grandes chances qu’il soit éligible.
Et la démarche?
Pas besoin de courir après un guichet gouvernemental. Vous passez directement par votre banque. Plusieurs enseignes sont déjà dans la boucle: STB, BNA, BH Bank, BTS, Attijari Bank, BTE, Banque de Tunisie, BIAT, Amen Bank… Vous déposez votre dossier selon les procédures classiques, et la banque fait le reste avec la ligne de l’État.
Pourquoi maintenant?
Parce que les crises climatiques n’attendent pas, parce que créer un emploi vert aujourd’hui, c’est préparer une économie viable pour demain et parce que rarement une fenêtre comme celle-ci s’ouvre avec autant de clarté.
Alors si vous avez ce projet quelque part dans la tête, c’est peut-être le signe qu’il est temps d’aller voir votre banquier.









