Après une série mensuelle exceptionnelle de collectes nettes, décembre 2025 a enregistré une décollecte nette significative, de 705,2 MTND. Sur l’ensemble de l’année, la note globale demeure positive, avec une hausse de l’actif net de 1 492,3 MTND. Le repli du dernier mois de l’année n’est pas un phénomène nouveau, mais c’est son ampleur qui intrigue.
Le retrait provient des véhicules obligataires (-737,1 MTND), qui restent sur une performance annuelle notable, avec des flux positifs annuels de 1 228,2 MTND. Cela s’explique par deux phénomènes.
Le premier est la dynamique sur le marché actions, qui a connu une fin d’année marquée par un volume record pour un mois de décembre, de 313,200 MTND, y compris 128,981 MTND de transactions de blocs. Ces dernières nécessitent la mobilisation de trésorerie qui provient essentiellement des OPCVM.
Le second est l’impôt sur la fortune apporté par la loi de finances 2026, dû par les personnes physiques, et englobant les gains de leurs enfants mineurs à charge. Le taux appliqué est de 0,5% pour les patrimoines nets compris entre 3 et 5 MTND et de 1% au-delà de cette limite. Et comme les avoirs en comptes bancaires et postaux n’entrent pas dans le calcul, contrairement aux parts d’OPCVM, il est logique de basculer son épargne dans les établissements de paiement pour réduire son assiette. C’est du bon sens. Puisque ce sont les clients fortunés qui optent pour ces stratégies, c’est certainement de grosses sommes qui sont mises en jeu, ce qui explique ce mouvement de baisse beaucoup plus important que d’habitude.
Cela ne touche en rien la rentabilité des OPCVM qui devrait abriter de nouvelles ressources de clients, qui ne sont pas concernés par l’impôt sur la fortune, mais affectés par la baisse du taux de rendement de l’épargne, désormais à 4,8% net à partir du 7 janvier 2026. La collecte nette serait de retour dès ce mois, et l’objectif de dépasser la barre symbolique de 10 milliards de dinars d’ici la fin de l’exercice demeure possible.









