L’effet de la baisse de l’endettement extérieur commence à être visible et significatif sur la balance des paiements. Les intérêts sur capitaux à long terme, qui avaient enregistré une nette baisse entre 2025 de 20,6%, à 2 017,2 MDT, poursuivent cette tendance en 2026. Fin août, ils se sont établis à 1 184,8 MDT contre 1 383,3 MDT sur la même période de l’année dernière. Bien évidemment, ces chiffres concernent l’intégralité des agents économiques, y compris les opérateurs privés.
Est-ce que c’est une bonne nouvelle? La réponse ne peut être que mitigée. D’une part, pour un pays qui peine à atteindre 100 jours de réserves en devises, exprimés en nombre de jours d’importation, c’est certainement une bonne nouvelle. Nous avons besoin de constituer un stock plus important qui permet de répondre plus facilement aux demandes des agents économiques. De plus, sans un niveau élevé et stable d’avoirs en devises, il ne faut pas espérer un nouveau code de change révolutionnaire.
Mais d’autre part, si le pays se prive de tous les financements étrangers, ce n’est pas nécessairement bon. Ne pas s’endetter en euros ou en dollars pour payer des dépenses courantes sans aucun retour est compréhensible et relève même de la bonne gouvernance. Mais en matière d’investissement, il faut ouvrir le pays.
La trajectoire idéale ne réside ni dans un endettement stérile ni dans une fermeture autarcique, mais dans une transition vers une dette vertueuse, celle qui finance des projets productifs et générateurs de devises, capables de s’auto-rembourser tout en propulsant la croissance économique à long terme.









