Les états financiers intermédiaires de la BH Bank, arrêtés au 30 juin 2026, mettent en lumière une institution financière solide mais avec des défis structurels. Avec un total de bilan s’élevant à plus de 15 361 MTND, l’établissement financier maintient une place de premier plan dans le secteur. L’encours net de crédits accordés est de l’ordre de 10,350 MTND, et les dépôts abrités sont de 10,209 MTND.
Sur le plan de l’exploitation, la banque affiche PNB de 345,657 MTND, en légère hausse par rapport aux 343,304 MTND (en données retraitées) affichés une année auparavant. Néanmoins, cette performance opérationnelle, étant donné le contexte économique serré, se trouve fortement comprimée par la lourdeur du coût du risque. Les dotations aux provisions et le résultat des corrections de valeurs sur créances, hors bilan et passifs, ont totalisé 146,698 MTND, confirmant la pression continue sur la qualité des actifs et la nécessité de renforcer les couvertures.
D’ailleurs, des incertitudes liées à deux engagements majeurs aux situations financières préoccupantes, pour des montants nets respectifs de 105 MTND et 72 MTND, ont poussé l’établissement de crédits à constituer une provision supplémentaire de 50 MTND.
En conséquence de cette politique de provisionnement rigoureuse et d’un coût des ressources élevé pesant sur la marge nette d’intérêt, le résultat net ressort à 15,225 MTND, contre 54,385 MTND au 30 juin 2025. Après la prise en compte d’un effet des modifications comptables net d’impôt de 10,185 MTND, le bénéfice est ramené à 5,040 MTND.
Au niveau de la politique ESG, la BH Bank poursuit progressivement les actions visant à renforcer la prise en compte de ces enjeux. Elle a mis en place d’un outil de calcul du bilan carbone de façon périodique, afin de disposer d’un dispositif permettant de mesurer et de suivre les émissions de gaz à effet de serre. La banque intègre concrètement les critères environnementaux à travers l’étude de projets écoresponsables, comprenant l’installation de panneaux photovoltaïques sur certains de ses sites, la récupération des eaux pluviales ainsi que l’isolation thermique des toitures.
En parallèle, elle déploie un système de gestion des risques environnementaux et sociaux pour encadrer l’octroi de ses financements, permettant ainsi d’identifier et de valider rigoureusement les risques des projets concernés dans le cadre de sa politique environnementale et sociale.
Sur le marché, le titre reste sur une excellente performance de plus de 48 % depuis le début de l’année. Il n’y a pas d’inquiétudes sur la qualité des ratios prudentiels de la banque. Côté profitabilité, il est possible de se rattraper partiellement au cours du second semestre, surtout après l’effort de provisionnement des six premiers mois.









