5,32% : c’est le poids qu’occupera la Tunisie dans le Government Bond Index–Emerging Markets Edge (GBI-EM Edge), le nouvel indice que J.P. Morgan doit dévoiler avant la fin du mois pour suivre la dette souveraine en monnaie locale de 26 marchés émergents. Une nouveauté qui expose directement les titres tunisiens en dinars au radar des investisseurs internationaux spécialisés.
L’indice couvrira près de 328 milliards de dollars répartis sur 425 instruments et 24 devises, avec les marchés africains « frontier » en tête (44,5% du total, contre 31,5% pour l’Asie). La Tunisie se classe derrière le Kenya (6,91%) et le Nigeria (7,4%), tandis que le Maroc et l’Égypte plafonnent à 8%, la pondération maximale autorisée par pays. Deux conditions filtrent l’accès à l’indice : un volume de titres en circulation d’au moins 250 millions de dollars, et une échéance restante qui ne descend pas sous les deux ans et demi au moment de l’entrée.
Visibilité, pas garantie de flux
Cette entrée n’implique aucun engagement direct de J.P. Morgan sur la dette tunisienne : tout dépendra du nombre de gestionnaires qui choisiront de calquer leurs portefeuilles sur ce nouvel indice. Une étude de Reuters évoque toutefois un potentiel renforcement des marchés obligataires locaux et une réduction de la dépendance aux devises étrangères pour les économies frontier.
Pour les acteurs économiques tunisiens, une demande accrue sur les titres en dinars pourrait, à terme, améliorer la liquidité du marché local et alléger le coût de financement de l’État, un signal favorable pour l’environnement macroéconomique dans lequel évoluent PME et investisseurs.









