La Tunisie et l’Arabie saoudite travaillent à mettre en place une reconnaissance mutuelle des certificats halal, avec un objectif concret pour les entreprises tunisiennes : faciliter l’accès de leurs produits au marché saoudien et, plus largement, aux marchés du Golfe.
Le sujet a été au cœur d’une rencontre tenue mardi 15 septembre 2026 au siège de l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle (INNORPI), entre son directeur général, Nafea Boutiti, et une délégation du Saudi Halal Center conduite par son vice-président exécutif, Dr Youssef Al-Harbi. Les discussions portent notamment sur l’harmonisation des approches, l’échange d’expertise et la formation. Les deux parties cherchent surtout à établir un mécanisme permettant de reconnaître leurs certificats de conformité halal respectifs. Pour les exportateurs tunisiens, une telle reconnaissance pourrait réduire les démarches liées à la certification et faciliter la commercialisation de produits déjà certifiés en Tunisie.
L’INNORPI dispose déjà d’un système de certification halal, qui repose notamment sur l’évaluation des entreprises, les audits et, selon les référentiels applicables, les essais et analyses des produits. L’institut indique par ailleurs que la reconnaissance des certificats constitue un outil pour réduire les obstacles techniques au commerce. Cette coopération intervient dans le cadre de la 15e réunion des comités techniques du SMIIC, organisée à Tunis du 14 au 18 septembre. Le dispositif SMIIC vise précisément à harmoniser les normes entre les pays de l’Organisation de la coopération islamique et à faciliter la reconnaissance des certifications. Le secteur halal figure parmi ses comités techniques.


