Faut-il s’attendre, un jour, à voir Tesla et SpaceX réunies sous une même bannière ? Interrogé sur ce point lors d’une intervention dans le podcast All-In, Elon Musk n’a pas fermé la porte à l’idée, sans pour autant esquisser le moindre projet précis. Une réponse volontairement ouverte, qui suffit à relancer une spéculation récurrente sur l’avenir institutionnel des deux groupes.
Tesla et SpaceX collaborent depuis plusieurs mois sur des projets communs, notamment dans la fabrication de semi-conducteurs et le déploiement d’infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle. Cette intrication croissante des activités alimente l’hypothèse d’un mariage capitalistique, d’autant que SpaceX a franchi, en juin, l’étape de son introduction en Bourse, un changement de statut qui rebat nécessairement les cartes pour toute opération de rapprochement.
Un scénario qui reste à l’état d’hypothèse
Ce n’est pas la première fois que le patron des deux groupes entretient le flou : en juillet déjà, il s’était gardé d’écarter cette perspective, mettant en avant le degré d’imbrication opérationnelle entre les deux entités. Le profil d’un éventuel ensemble fusionné donne la mesure de l’enjeu : automobile, robotique, satellites, lanceurs et intelligence artificielle se retrouveraient sous un même toit, formant un conglomérat aux activités hétérogènes. Néanmoins, il faut rappeler que la question des valorisations respectives des deux sociétés, ainsi que celle des intérêts propres à chaque base actionnariale, représentent un obstacle qui n’a rien d’anecdotique.
Aucun accord ou calendrier de fusion n’a, à ce stade, été formalisé. Mais les propos de Musk suffisent à maintenir ce dossier sur la liste des sujets que les investisseurs continuent de surveiller de près.


