Avec un score de 22,8 points contre 17,1 l’année précédente, la Tunisie décroche la 105e place sur 146 économies dans l’édition 2026 du Global Attractiveness Index (GAI). Il s’agit d’un bond de douze rangs par rapport à sa 117e position de 2025.
Conçu par The European House – Ambrosetti et validé chaque année par un audit statistique de la Commission européenne, l’outil ausculte près de 150 économies mondiales à travers quatre grands piliers – ouverture, innovation, efficacité et dotations – auxquels s’ajoutent, depuis 2022, des indicateurs de dynamisme et de durabilité.
Un retard persistant face aux voisins maghrébins
Malgré cette avancée, l’écart avec les deux principales économies de la région reste marqué: le Maroc (84e, 28,7 points) et l’Algérie (85e, 28,6 points) devancent toujours largement la Tunisie, avec un fossé de vingt places. La Tunisie fait toutefois mieux que plusieurs poids lourds africains comme le Nigeria, le Ghana ou le Kenya, tout en restant derrière l’Égypte et Maurice.
Cette progression n’est pas isolée: la Tunisie avait déjà grimpé de 27 places dans l’Energy Transition Index du Forum économique mondial (62e en 2025, contre 89e l’année précédente), confirmant une dynamique d’amélioration progressive sur plusieurs baromètres internationaux de compétitivité.
Ce faisceau d’indices convergents constitue un argument commercial pour les autorités cherchant à attirer des capitaux à forte valeur ajoutée. Reste à transformer ces signaux statistiques en réformes concrètes – innovation, efficacité institutionnelle, cadre réglementaire – pour espérer combler l’écart persistant avec les économies maghrébines voisines.









