L’administration tunisienne concentre certaines des meilleures compétences du pays dans tous les domaines. Il est donc naturel que les cabinets de formation fassent appel à elles pour mener des actions et apporter un savoir-faire essentiel dans une économie où tout passe par l’administration.
Pour encadrer ces interventions, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et l’Agence tunisienne de formation professionnelle ont apporté des précisions concernant la réalisation d’activités de formation professionnelle par les agents publics.
L’agent concerné doit impérativement obtenir une autorisation écrite préalable de son directeur général, ou de son représentant habilité, avant de s’engager dans une telle activité. L’autorisation délivrée n’est valable que pour une seule action.
La demande doit être déposée au moins 15 jours avant la date prévue, et accompagnée de toutes les informations relatives à l’agent formateur, à la société bénéficiaire, au volume horaire effectif ainsi qu’aux dates de début et de fin de l’activité.
Le volume horaire autorisé est limité à 4 heures par semaine, en dehors des horaires de travail. De plus, cette activité ne doit en aucun cas porter préjudice aux intérêts de l’administration, ni faire appel aux moyens humains ou matériels de l’administration publique, sauf autorisation expresse du directeur général si cela sert l’intérêt du service.
Ces mesures devraient apporter de l’ordre dans un secteur qui souffre parfois d’un décalage entre l’offre et une demande de plus en plus spécifique. Néanmoins, la limitation à quatre heures par semaine nous paraît très restrictive et pourrait, en pratique, favoriser les contournements. En effet, quelle action sérieuse de formation peut se concevoir sur une demi-journée hebdomadaire? Une logique de plafond mensuel, de 16 à 20 heures, serait plus cohérente avec la réalité des cycles de formation et les pratiques du secteur, tout en maintenant un contrôle strict de l’implication des agents publics.









