Dans le paysage mondial de la lutte contre la corruption, la Tunisie a été classée 76e parmi 194 pays dans le rapport annuel de Trace International sur le risque de corruption. Le score de 45 obtenu par la Tunisie la positionne dans la catégorie des pays où le risque de corruption est jugé “moyen”.
Ce score global est dérivé d’une évaluation composite de quatre domaines clés, chacun ayant été soigneusement pesé et combiné pour produire une mesure du risque de corruption dans le pays. Chaque domaine reçoit une note allant de 1 à 100, une note plus élevée traduisant un risque accru de corruption d’entreprises.
Interactions entre les entreprises et le gouvernement
La Tunisie affiche une note moyenne de 50 dans ce domaine, basée sur des interactions gouvernementales relativement limitées, “une attente moyenne de pots-de-vin et un fardeau réglementaire élevé”. Cette évaluation met en lumière la nécessité pour le pays de continuer à rationaliser les interactions entre le secteur privé et le gouvernement, tout en réduisant les charges administratives qui peuvent alimenter les opportunités de corruption.
Dissuasion et application de la loi anticorruption
La Tunisie se voit attribuer une note moyenne de 51 dans ce domaine, reflétant une qualité modérée en matière de dissuasion et d’application de la loi anticorruption. Cette évaluation souligne la nécessité de renforcer davantage les mécanismes de dissuasion et d’application pour prévenir efficacement les actes de corruption et assurer des sanctions appropriées en cas d’infraction.
Transparence du gouvernement et de la fonction publique
Avec un score moyen de 48, la Tunisie est jugée comme ayant une transparence gouvernementale et des intérêts financiers moyens. Cela met en évidence la nécessité d’améliorer la transparence dans la gestion des affaires publiques et des finances, ce qui non seulement réduit les opportunités de corruption, mais renforce également la confiance des citoyens dans les institutions gouvernementales.
Capacité de contrôle de la société civile
Dans ce domaine, la Tunisie reçoit un score moyen de 31, indiquant un niveau moyen de liberté et de qualité des médias, ainsi qu’un engagement élevé de la société civile. Cette évaluation souligne l’importance de maintenir et de promouvoir un environnement favorable à la participation civique et à la liberté des médias, qui peuvent jouer un rôle crucial dans la surveillance des activités gouvernementales et la détection précoce de la corruption.
A l’échelle mondiale, les pays nordiques se détachent comme des exemples de bonne gouvernance, avec la Norvège en tête du classement. La Nouvelle-Zélande, la Suède, la Suisse et le Danemark complètent les cinq premières places, soulignant leur engagement envers la transparence gouvernementale et la dissuasion de la corruption. Leur performance dans le domaine des interactions avec le gouvernement, où ils affichent des scores faibles, témoigne de la minimisation des opportunités de corruption.









