Alors que le terminal des croisières de La Goulette a connu sa plus belle année, et celui de Sfax reçoit aujourd’hui un navire avec 1 200 touristes à bord, la Tunisie profite pleinement d’un marché en plein boom. Les croisières ont fait un retour spectaculaire cette année et les prix des billets sont montés en flèche. Le taux d’occupation des bateaux et les revenus sont bien au-delà des niveaux de 2019.
Le prix moyen d’une croisière de cinq nuits dans les Caraïbes pour le mois de décembre de cette année est de 736 dollars, alors qu’une croisière low cost de sept nuits en Méditerranée est facturée 706 dollars.
Les prix des billets suivent la même trajectoire que ceux des avions. Avec l’inflation, les tarifs aériens internationaux ont augmenté de 26% par rapport à 2019, selon Hopper, une société spécialisée dans le suivi des tarifs.
Etant confrontés à des coûts plus élevés dans l’ensemble du secteur, et compte tenu du fait que les croisières comprennent généralement des commodités supplémentaires telles que les repas et les divertissements, les consommateurs sont susceptibles de préférer les bateaux.
Ce niveau de prix persisterait dans les années à venir. Les coûts de la main-d’œuvre, de l’alimentation et du carburant continuent d’augmenter. De plus, les compagnies de croisières ne sont plus obligées de baisser leurs prix comme elles le faisaient auparavant. Elles n’ont tout simplement pas besoin d’offrir trop d’incitations parce que les gens réservent.
Si, avant la pandémie, les réservations de dernière minute permettaient d’obtenir une cabine à moindre coût, les prix sont aujourd’hui si élevés qu’ils ne feront qu’augmenter à mesure que la date des vacances approche.
La Tunisie, qui aura besoin de réitérer au moins sa saison touristique de 2023 l’année prochaine, doit veiller à renforcer ce segment. Multiplier les parcours visiteurs, travailler sur la propreté et pousser les touristes à dépenser plus d’argent. C’est une condition sine qua non pour affronter une année chargée de remboursements de dettes extérieures.









