Le ministère libyen des Transports a annoncé que les restrictions imposées en 2015 par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ont été officiellement levées le 23 octobre dernier. Cette décision marque une étape décisive dans les efforts de Tripoli pour reconstruire son industrie aéronautique et consolider sa position de carrefour de transit stratégique entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.
Ces derniers mois, la demande des compagnies aériennes internationales désireuses de survoler l’espace aérien libyen a connu une croissance fulgurante. Cette augmentation record devrait générer des revenus substantiels.
Au-delà des perspectives économiques, cette envolée du trafic met en lumière la confiance retrouvée dans les infrastructures aéronautiques et la surveillance réglementaire de la Libye. Si cette levée des restrictions pose les bases d’une reprise plus large, la réouverture effective des lignes commerciales vers les aéroports libyens dépendra toutefois de la capacité du pays à maintenir ces avancées et à assurer une stabilité durable.
Pour les compagnies tunisiennes, la normalisation et la réouverture de ces couloirs de survol permettront à ses avions d’emprunter des trajectoires plus directes vers l’est, ce qui réduit significativement la consommation de carburant et la durée des vols. De plus, avec le retour progressif de la confiance et l’intensification des liaisons aériennes entre les deux pays, la demande des voyageurs d’affaires et des travailleurs libyens transitant par l’aéroport de Tunis-Carthage vers l’Europe ou le reste de l’Afrique va bénéficier d’un contexte beaucoup plus fluide. Mais attention. À mesure que l’infrastructure libyenne se reconstruit et que les compagnies aériennes internationales réexaminent leurs options de transit, Tunisair devra faire face à une concurrence plus vive sur les routes reliant l’Afrique du Nord au Moyen-Orient et à l’Europe.









