Le Vietnam vient de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie commerciale. Le pays asiatique a signé, le 18 octobre 2026, à Hanoï, un accord de libre-échange avec la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein. Ce partenariat doit faciliter les échanges, réduire certains droits de douane et encourager les investissements entre les deux parties. Il pourrait aussi renforcer l’accès des entreprises vietnamiennes à des marchés européens à fort pouvoir d’achat.
L’accord, conclu avec les quatre membres de l’Association européenne de libre-échange (AELE), intervient après plus de quatorze ans de négociations, lancées en 2012, ralenties en 2018 puis relancées en septembre 2025. Les discussions ont abouti en juillet 2026, avant la signature officielle. L’entrée en vigueur reste toutefois en attente. Le texte couvre les échanges de marchandises et de services, les investissements, la propriété intellectuelle, les marchés publics, les règles d’origine ainsi que les questions de concurrence et de développement durable. Il prévoit notamment de réduire ou de supprimer certains droits de douane, selon les produits et les engagements prévus par chaque pays. Les entreprises vietnamiennes exportent principalement vers les marchés de l’AELE des produits de la mer, des chaussures, des vêtements, des équipements mécaniques et des composants électroniques. En retour, elles importent notamment des machines industrielles, des produits chimiques, des médicaments et des matières premières destinées à la production. Pour les entreprises, l’intérêt dépasse donc la seule baisse des tarifs douaniers. L’accord peut faciliter l’accès à de nouveaux clients, diversifier les fournisseurs et ouvrir des perspectives de coopération dans les technologies, la logistique, l’industrie de précision et l’énergie.
Les échanges commerciaux entre le Vietnam et les pays de l’AELE ont atteint 4,8 milliards d’euros en 2025, selon les données publiées par l’organisation. Le Vietnam a enregistré un excédent commercial de 2,5 milliards d’euros. Les investissements constituent un autre enjeu. À la fin de 2025, la Suisse comptait 234 projets d’investissement enregistrés au Vietnam, pour plus de 2,4 milliards de dollars. La Norvège en comptait 62, représentant plus de 201 millions de dollars. L’accord pourrait favoriser de nouveaux partenariats et faciliter l’arrivée de capitaux, de technologies et de compétences européennes. Mais les retombées dépendront de son entrée en vigueur et de la capacité des entreprises à respecter les conditions d’accès aux marchés, notamment les règles d’origine et les exigences techniques.









