L’Algérie pourrait exporter de l’électricité renouvelable vers l’Europe grâce à une liaison sous-marine de 2 000 MW avec l’Italie. Porté par la société italienne Zhero, le projet Algeria-Italia Link (AI-Link) prévoit de produire de l’électricité solaire et éolienne dans le désert algérien avant de l’acheminer vers l’Italie par un câble d’environ 900 kilomètres.
Du 16 au 23 octobre 2026, le projet fait l’objet d’une consultation publique en Italie. Cette étape permet aux collectivités et aux habitants concernés d’examiner les installations terrestres envisagées et de transmettre leurs observations, dans le cadre de la procédure d’autorisation. Selon les estimations du promoteur, le projet nécessiterait au moins 5 000 MW de capacités de production renouvelable en Algérie et pourrait transporter plus de 10 TWh d’électricité par an, soit l’équivalent des besoins électriques d’environ quatre millions de ménages. Ces chiffres restent prévisionnels : l’infrastructure n’est pas encore opérationnelle et la mobilisation complète des financements n’est pas confirmée publiquement. AI-Link s’inscrit dans une initiative plus large, Medlink Renewable Generation, qui prévoit près de 10 GW de capacités solaires et éoliennes en Algérie et en Tunisie, complétées par du stockage par batteries. En juillet 2025, la Commission européenne a inscrit ce programme sur sa liste de projets transfrontaliers dans les énergies renouvelables, ce qui ouvre la possibilité de solliciter un soutien européen sans garantir son obtention.









