Après près de deux décennies d’absence, le Salon international des pièces de rechange, des équipements et des services industriels (SAPRI) revient du 17 au 20 novembre 2026 au Parc des expositions du Kram. Pour cette 10e édition, les organisateurs attendent près de 250 exposants, 120 experts et intervenants internationaux et quelque 15 000 visiteurs. Au programme, des rencontres d’affaires, des démonstrations technologiques et des échanges autour des nouveaux défis de l’industrie.
L’un des principaux rendez-vous de cette édition sera consacré aux rencontres professionnelles. Près de 1 000 réunions B2B sont prévues entre les entreprises et les experts présents. Des participants venus notamment de France, d’Italie, du Japon, de Singapour, d’Afrique du Sud, du Congo, de Mauritanie, du Cameroun, d’Algérie et de Libye sont attendus. L’occasion, pour les entreprises tunisiennes, de nouer des contacts, d’explorer des pistes de coopération et de présenter leurs compétences à des partenaires étrangers.
Organisé par le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), sous la tutelle du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en partenariat avec la Société de la Foire internationale de Tunis, le SAPRI n’avait plus été organisé depuis 2007. Son retour intervient dans un contexte où les industriels doivent composer avec des évolutions rapides, entre digitalisation des procédés, recherche de performance et nouvelles exigences environnementales.
Ces enjeux se retrouveront dans les différents espaces du salon, qui s’étendra sur environ 7 000 m² et sera organisé en sept villages thématiques. La maintenance industrielle, la métrologie, le contrôle industriel et la transition écologique seront notamment à l’honneur. Les industries lourdes, dont les secteurs minier, pétrolier et cimentier, auront également leur place.
Les visiteurs pourront découvrir des solutions liées à l’industrie 4.0, aux technologies de production, à l’ingénierie, à la normalisation et aux essais non destructifs. La transition énergétique et la digitalisation feront aussi partie des thèmes abordés. Pour les entreprises, ces technologies représentent autant de pistes à explorer pour moderniser leurs équipements, améliorer leurs opérations et mieux maîtriser leurs coûts.
Le programme prévoit par ailleurs plusieurs rendez-vous destinés à mettre en avant les compétences et l’innovation. Le Grand Prix de la Maintenance 2026 récompensera les initiatives dans les domaines de la maintenance industrielle et de la métrologie. De son côté, le Makeathon Africa by Cetime réunira des startups et des ingénieurs autour de la conception de prototypes innovants en matière de maintenance prédictive.
Cette dernière vise notamment à anticiper les pannes avant qu’elles ne perturbent la production. En s’appuyant sur les données et le suivi des équipements, les industriels peuvent mieux planifier les interventions et limiter les arrêts imprévus. Le makeathon entend ainsi rapprocher les compétences techniques des besoins rencontrés sur le terrain.
Autre temps fort, la huitième Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT’2026) réunira des spécialistes autour des méthodes de contrôle des matériaux et des équipements sans les détériorer. Les Rencontres internationales du salon aborderont, quant à elles, le développement technologique, l’intelligence artificielle et la transition écologique et énergétique. Des ateliers et des démonstrations pratiques permettront également aux participants de se familiariser avec des solutions industrielles récentes.
Au-delà de la présentation des technologies, les organisateurs souhaitent encourager l’innovation et faire connaître les mécanismes d’appui financier et technique destinés aux entreprises. Le développement des services industriels tunisiens à l’export figure aussi parmi les objectifs annoncés, tout comme le transfert de connaissances et l’incitation des jeunes diplômés à entreprendre dans ce domaine.
Cette orientation rejoint les missions du Cetime. Créé en 1982 et installé à Douar Hicher, le centre accompagne les entreprises, notamment dans les secteurs mécanique, électrique et électronique, à travers ses laboratoires et ses prestations d’assistance technique. Il intervient également dans les démarches de transition énergétique, environnementale et de décarbonation.
Le retour du SAPRI doit ainsi permettre de rapprocher les entreprises tunisiennes des fournisseurs, des experts et des partenaires internationaux. Les quatre jours du salon offriront un cadre aux échanges, mais leur portée dépendra surtout des suites données aux rencontres: nouveaux contrats, coopérations techniques ou accès à des marchés extérieurs.









