La Tunisie n’est représentée qu’une seule fois dans le classement Forbes 2026 des 50 fondateurs et actionnaires les plus influents du secteur de la santé au Moyen-Orient. Olfa Gam, dirigeante de Cytopharma, y figure à la 49e position.
Sa présence place ainsi une entreprise tunisienne parmi les acteurs qui comptent dans un secteur de la santé régional marqué par d’importants investissements, des opérations de croissance externe et une volonté croissante de développer des capacités locales.
Le classement reste toutefois largement concentré autour de trois pays. Les Émirats arabes unis arrivent en tête avec 18 représentants, suivis de l’Arabie saoudite avec 13 et de l’Égypte avec 10. À eux seuls, ces trois marchés regroupent 41 des 50 personnalités retenues par Forbes.
Cette concentration reflète le poids pris par ces économies dans le développement du secteur privé de la santé. Les groupes régionaux ne se limitent plus à l’exploitation d’établissements de soins. Ils investissent également dans les technologies médicales, les laboratoires, la recherche, la fabrication et les infrastructures de santé.
Les Émirats illustrent particulièrement cette dynamique. Parmi les personnalités classées figure notamment Shaista Asif, cofondatrice et dirigeante de PureHealth, groupe qui s’est développé à travers des investissements, des acquisitions et une expansion internationale. Plusieurs acteurs de la région cherchent désormais à dépasser leurs marchés domestiques et à s’implanter en Europe ou aux États-Unis.
L’Arabie saoudite bénéficie, de son côté, de la transformation engagée dans le cadre de ses grands programmes économiques, qui accordent une place importante au développement des infrastructures et des capacités nationales de santé. L’Égypte, avec dix représentants, s’appuie notamment sur l’importance de son marché intérieur et sur son rôle de plateforme vers d’autres marchés africains et arabes.
Forbes évalue les personnalités retenues à partir de plusieurs critères, notamment la taille des entreprises, leur influence dans le secteur et leur capacité d’innovation. Le classement met ainsi en avant des profils qui participent à une transformation plus large de l’écosystème régional.
Derrière ces investissements se trouve également un enjeu de souveraineté sanitaire. La région cherche à renforcer ses capacités locales en matière de recherche, de production et de technologies médicales, tout en développant des groupes capables de se positionner sur les marchés internationaux.









