Le bureau du procureur fédéral du district sud de New York a engagé une procédure civile visant la confiscation d’environ 61 millions de dollars en cryptomonnaies. Selon la justice américaine, ces actifs seraient liés aux revenus tirés de ventes clandestines de pétrole brut et de produits pétroliers iraniens soumis aux sanctions américaines.
D’après la plainte, l’Iran aurait fait appel à un réseau d’intermédiaires spécialisés dans les cryptomonnaies, notamment basés en Chine, pour transférer et dissimuler les revenus issus de ces transactions.
Le blanchiment de plus de 1,5 milliard de dollars
Les enquêteurs américains estiment que ce dispositif aurait contribué au blanchiment de plus de 1,5 milliard de dollars destinés à l’Iran et à certaines composantes de son appareil militaire, dont le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Pour Washington, cette procédure vise à réduire les capacités de l’Iran à tirer des revenus de son commerce pétrolier clandestin. Elle témoigne également de l’attention croissante portée aux cryptomonnaies dans la lutte contre les mécanismes destinés à contourner les sanctions internationales.
La procédure engagée reste toutefois civile. Les accusations concernant l’origine des fonds et les liens avec le réseau décrit reposent sur les éléments avancés par les procureurs dans leur plainte. La justice américaine doit désormais examiner le dossier avant toute décision définitive concernant la confiscation des actifs.









