Certains modèles de voitures électriques ont vu leur prix fondre de plus de 40%: un véhicule qui affichait 100 000 dinars il y a peu se négocie désormais autour de 58 000 dinars. C’est ce qu’a détaillé Abdelhamid Gannouni, directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport à l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de l’agence.
La mécanique derrière cette chute: un empilement d’incitations fiscales consolidées au fil des dernières lois de finances; droits de douane tombés à zéro contre 30% auparavant, TVA ramenée à 7% contre 19%, et taxe de circulation réduite de moitié.
Une fiscalité enfin adaptée
Le mode de calcul de la puissance fiscale a lui aussi été revu: jusqu’ici aligné sur celui des véhicules thermiques, il pénalisait à tort certains modèles électriques. Ces derniers se classent désormais entre 2-3 et 7 chevaux fiscaux selon leur gabarit.
La demande décolle, l’offre suit
La sortie du système des quotas a permis de faire grimper le nombre de modèles disponibles d’une quinzaine à plus de 60, avec des prix oscillant entre 45 000 et 65 000 dinars. Côté ventes, la dynamique est nette: après 500 à 520 immatriculations sur toute l’année 2025, la Tunisie en comptait déjà 185 sur les deux premiers mois de 2026.
Cette combinaison prix-fiscalité-choix est synonyme d’opportunité pour les concessionnaires et distributeurs prêts à diversifier rapidement leur catalogue. Néanmoins, cela nécessite le déploiement d’un important réseau de bornes de recharge publiques, un segment où la Tunisie a tout à construire et qui pourrait devenir un axe d’investissement à part entière pour les opérateurs de l’énergie et des services.









