Les exportations tunisiennes de fruits affichent une dynamique positive en 2026, portée à la fois par la hausse des volumes expédiés et par une progression encore plus marquée des recettes. Au-delà des chiffres, un changement de tendance se dessine : les marchés les plus rémunérateurs gagnent du terrain et les fruits à forte valeur ajoutée prennent une place croissante dans la stratégie d’exportation.
Au cours de la période analysée, les exportations ont atteint 8 797 tonnes, en hausse de 10 % par rapport à 2025. Leur valeur a progressé plus rapidement encore, avec 66,1 millions de dinars, soit une augmentation de 18 % sur un an. Cette évolution traduit une amélioration de la valorisation des produits exportés.
La Libye demeure de loin le premier débouché des fruits tunisiens. Le pays a importé 5 310 tonnes pour une valeur de 22,595 millions de dinars, représentant plus de 60 % des volumes exportés. Mais la véritable surprise vient de la France, où les expéditions ont plus que doublé, passant de 509 à 1 129 tonnes. En valeur, les ventes ont presque quadruplé, atteignant 6,447 millions de dinars, signe d’une demande accrue pour des produits mieux valorisés. De son côté, l’Italie conserve sa place parmi les principaux marchés avec des volumes globalement stables.
Le pêche reste le produit phare des exportations tunisiennes. À lui seul, il représente la plus grande part des volumes exportés, dont près de 94 % sont destinés au marché libyen. Les ventes de ce fruit ont généré 16,4 millions de dinars.
Au-delà des volumes, les fruits à forte valeur ajoutée confirment leur potentiel. La myrtille a généré 21,9 millions de dinars avec moins de 751 tonnes exportées, tandis que la fraise a rapporté 13,5 millions de dinars pour seulement 660 tonnes. Les pays du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, deviennent des clients stratégiques pour ces produits premium, en absorbant également des pêches, nectarines et figues de Barbarie tunisiennes.
Les marchés asiatiques commencent eux aussi à offrir de nouvelles perspectives. Les exportations vers la Chine sont passées de 15 à 71 tonnes en un an, tandis que leur valeur a bondi de 417 000 dinars à 2,297 millions de dinars. La progression est également notable vers Oman, où les volumes et les recettes ont fortement augmenté.









