Parmi les ressources en devises qui ont permis de sauver l’exercice budgétaire et extérieur de la Tunisie, nous trouvons les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE). En 2025, les revenus du travail ont totalisé 11 444,6 MDT, de quoi soulager la pression sur la demande des financements bilatéraux et multilatéraux.
Mais ce que nous oublions souvent, c’est que ces revenus du travail ne sont pas exclusivement du cash. Ils peuvent prendre deux formes de transferts. La première est les apports en espèces, qui comportent les envois de fonds des travailleurs tunisiens à l’étranger (revenu secondaire), et la rémunération des salariés (revenu primaire). La seconde est l’apport en nature, qui comprend entre autres les véhicules importés dans le cadre du régime FCR (Franchise pour changement de résidence).
Les apports en espèces se sont élevés à 8 785,2 MDT, soit 76,8% du total des revenus du travail (83,1% en 2024). Cette évolution a été favorisée par la généralisation des solutions digitales de transfert d’argent qui ont permis d’accroître significativement la rapidité, la fiabilité et l’accessibilité des envois de fonds. Le reste des revenus est constitué d’importation de voitures sous le régime FCR, valorisé à 2 659,4 MDT. Cette formule exonère les TRE des différents droits et taxes douanières.
Leur contribution s’est accrue passant, d’une année à l’autre, de 16,9 à 23,2% du total suite principalement aux effets des mesures mises en œuvre en 2024, accordant des avantages aux Tunisiens résidents à l’étranger. En fait, l’article 24 de la loi de finances 2024 stipule que les Tunisiens résidant à l’étranger peuvent bénéficier d’une exonération totale ou partielle du paiement des droits et taxes exigibles une fois tous les dix ans lors de l’importation ou de l’achat sur le marché local d’une motocyclette, d’une voiture de tourisme ou d’une voiture à usage professionnel, y compris les véhicules tout-terrain, dont le poids total n’excède pas trois tonnes et demie (3,5 t).
La diaspora, dont la taille ne cesse de progresser, joue de plus en plus un rôle stratégique dans le développement économique du pays, en stabilisant la balance des paiements. C’est en partie un retour sur investissement dans l’enseignement et la formation.








