La Tunisie a perdu sept places dans la toute récente mise à jour du Global Investment Risk and Resilience Index, la référence internationale quant aux capacités des États à offrir aux investisseurs un environnement d’investissement stable, sûr et résilient.
Ce classement se fait en fonction de 13 indicateurs issus de près de trois mille données évaluant le degré d’exposition des États aux risques majeurs freinant l’investissement. Sur les treize indicateurs en question, cinq sont destinés à l’évaluation du niveau de risque. Il peut s’agir, en ce sens, de risques institutionnels, climatiques, économiques ou géopolitiques qui peuvent être liés à la qualité des réglementations internes, à la volatilité des devises ou à l’inflation.
Une performance qui laisse à désirer
Le classement de la Tunisie au 118 rang mondial illustre sa performance qui laisse à désirer en matière d’investissement international. Son score global de 52,5 sur 100 n’a certes pas bougé, mais lors de la précédente mise à jour du classement, elle était 111e.
La Tunisie stagne et ce sont les autres qui avancent. Pire encore, un examen plus détaillé de la performance tunisienne permet de pointer du doigt ses principales défaillances, ou plutôt les risques relevés qui repoussent le plus les investisseurs internationaux, et c’est le risque juridique et réglementaire qui sort du lot. En d’autres termes, ce classement illustre un fait, en matière d’investissement: les lois et réglementations de la Tunisie sont à l’origine de l’indifférence des investisseurs internationaux quant aux possibilités qu’elle peut leur offrir.
Loin devant la Tunisie, Maurice, 57e à l’échelle internationale, est en pole position des pays africains, il devance le Botswana, 58e, et le Maroc, 70e, qui gagne au passage 28 positions et ferme la marche du trio africain de tête.


