
Après quatre années à la tête d’Expertise France en Tunisie et en Libye, Stephan Orivel a dressé le bilan des projets menés dans plusieurs secteurs stratégiques, allant de l’innovation à la santé, en passant par l’éducation, la gouvernance et l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.
Lors d’une cérémonie organisée par l’ambassade de France en Tunisie, l’ambassadrice de France, Anne Guéguen, a salué «un parcours remarquable» marqué par près de vingt ans d’expérience en Asie et en Afrique, notamment à Bangkok, Tokyo, Pékin et Abidjan, avant son arrivée à Tunis.
Elle a rappelé que Stephan Orivel avait d’abord travaillé dans le domaine de la coopération éducative et de la francophonie, avant de rejoindre Expertise France après la création de l’agence en 2015. «La priorité est d’être au service de la Tunisie, de ses stratégies et de son développement», a-t-elle cité, reprenant les propos du responsable français.

L’ambassadrice a souligné que le bureau tunisien d’Expertise France est aujourd’hui «le plus grand bureau de l’agence hors de France», avec entre 105 et 140 collaborateurs et un portefeuille de projets couvrant l’emploi, la santé, l’éducation, la transition écologique, la protection civile et les mobilités humaines. Elle a également mis en avant plusieurs projets développés en Tunisie, dont le programme Innov’i, financé par l’Union européenne, qui a accompagné la stratégie tunisienne de l’innovation pendant cinq ans. Selon les chiffres présentés, plus de 1.150 startups ont été accompagnées à travers le pays, 150 missions d’assistance technique ont été réalisées et 1.500 jeunes ont été initiés à l’entrepreneuriat. D’autres programmes ont aussi été cités, notamment Greenov’i pour la transition verte des entreprises.
Dans son intervention, Stephan Orivel a estimé que «la richesse d’Expertise France réside dans ses modes de faire et sa capacité à travailler avec des acteurs très variés». Il a insisté sur la coopération avec les ministères tunisiens, les collectivités locales, les universités, les acteurs privés et la société civile. Orivel a également présenté plusieurs indicateurs sur les actions menées ces dernières années. «Depuis 2023, plus de 2.300 personnes ont été accompagnées vers l’emploi ou l’entrepreneuriat, en particulier les femmes et les jeunes dans les régions», a-t-il déclaré.
Il a ajouté que «plus de 3.600 entreprises ont bénéficié d’un accompagnement technique ou financier» dans des domaines liés à la création d’activité, au développement, à la digitalisation ou encore à la transition écologique. Selon lui, plus de 3.000 agents publics ont aussi participé à des formations, ateliers ou visites d’études organisés dans le cadre des différents projets.
Stephan Orivel a également insisté sur les projets liés à la mobilité humaine, à la réforme de la gouvernance publique, à la santé et à l’éducation. Dans le domaine culturel, il a cité le projet «Patrimoine 3000», qui accompagne le ministère des Affaires culturelles dans la réhabilitation et la valorisation du patrimoine tunisien, notamment au musée de Carthage. Il a également mentionné les travaux engagés au casino de Hammam-Lif et d’autres projets patrimoniaux en préparation.
Le directeur d’Expertise France Tunisie-Libye a enfin rendu hommage à «la qualité et l’engagement» des partenaires tunisiens, saluant particulièrement l’administration publique, la société civile et les entrepreneurs tunisiens. «Nos partenaires sont présents dans les 24 gouvernorats», a-t-il affirmé, estimant que cette diversité constitue «la principale richesse» des projets menés en Tunisie.









