La hausse des salaires en Tunisie est désormais officielle. Dans son édition du 30 avril 2026, le Journal officiel de la République tunisienne publie une série de décrets instaurant une augmentation progressive des rémunérations entre 2026 et 2028, touchant à la fois la fonction publique, les entreprises publiques et le secteur privé.
Cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’application de la loi de finances 2026. Elle repose sur plusieurs textes réglementaires distincts qui fixent les modalités de revalorisation selon les catégories professionnelles. L’objectif affiché est d’ajuster les revenus face aux évolutions économiques, tout en étalant l’impact budgétaire sur trois ans.
Dans le détail, les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics administratifs bénéficieront d’augmentations via des primes spécifiques. Ces hausses peuvent atteindre jusqu’à 120 dinars par mois, selon les grades et les fonctions, et seront appliquées progressivement à partir de janvier 2026, puis reconduites en 2027 et 2028.
Les agents des entreprises publiques ne sont pas en reste. Des augmentations sont également prévues selon les catégories professionnelles, avec des montants variables pouvant aller jusqu’à 120 dinars mensuels pour les cadres, tandis que les agents d’exécution et de maîtrise bénéficieront de montants inférieurs. Dans le secteur privé, la revalorisation suit une logique différente. Les salaires de base dans les activités encadrées par des conventions collectives augmenteront de 5% par an entre 2026 et 2028. En parallèle, le salaire minimum garanti (Smig) est relevé. À titre indicatif, il est fixé à plus de 550 dinars par mois pour un régime de 48 heures dès 2026, avec des augmentations prévues les années suivantes.









