Des licenciements vont être appliqués à partir du 10 mai 2026 sur le projet gazier de Tataouine (GTP-T), impliquant l’entreprise internationale Jereh Oil & Gas Engineering Corporation, opérant dans le secteur énergétique tunisien.
Selon un courrier daté du 24 avril 2026, la société a informé ses employés de la fin de plusieurs contrats de travail. La mesure concerne des cadres, ingénieurs et ouvriers affectés au chantier gazier du Sud tunisien. L’entreprise justifie cette décision par des difficultés financières importantes. Elle évoque des retards de paiement du maître d’ouvrage, l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP). Jereh affirme que l’ETAP n’aurait pas effectué de paiements depuis plus de neuf mois, entraînant une crise de trésorerie qui rend la poursuite des activités difficile. Le projet GTP-T de Tataouine est un chantier énergétique stratégique. Il vise le traitement et la valorisation du gaz naturel dans le sud du pays afin de renforcer la production nationale et réduire la dépendance énergétique. Il a été lancé dans le cadre d’un partenariat entre l’ETAP et plusieurs entreprises internationales, dont Jereh, spécialisée dans les infrastructures pétrolières et gazières. Ces licenciements pourraient avoir un impact social important dans la région de Tataouine, où les projets énergétiques constituent une source majeure d’emploi et d’activité économique.
Depuis 2019…
L’entreprise Jereh Oil & Gas Engineering Corporation est présente en Tunisie depuis la signature d’un contrat majeur en 2019 avec l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières. Ce contrat, estimé à environ 70 millions de dollars (près de 199 millions de dinars), portait sur la construction de l’usine de traitement de gaz de Tataouine dans le cadre du projet GTP-T. L’objectif du projet est stratégique: transformer et valoriser le gaz naturel extrait dans le Sud tunisien afin d’alimenter le réseau national et produire du GPL domestique, réduisant ainsi la dépendance énergétique du pays. Jereh intervient dans plusieurs segments du secteur énergétique, notamment l’ingénierie, la construction, la maintenance et la gestion de projets industriels. Le groupe affirme être actif dans plus de 30 pays, principalement en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, avec des projets couvrant l’ensemble du cycle de vie des infrastructures énergétiques. Son implantation en Tunisie s’inscrit donc dans une stratégie d’expansion régionale, dans un pays considéré comme un point d’ancrage énergétique en Afrique du Nord.









